Chenilles processionnaires : Comment protéger votre jardin Méditerranéen ?
Un danger silencieux dans vos pins :
Vous les avez peut être remarqué lors d’une promenade en famille ou en admirant votre jardin depuis la terrasse : ces petits cocons blancs nichés dans vos pins.
Discrets en apparence, ils abritent pourtant l’un des nuisibles les plus redoutables de notre région : la chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa).
Chaque année, des milliers de propriétaires en Provence et sur la Côte d’Azur s’inquiètent pour leurs enfants, leurs animaux de compagnie et leurs arbres dès l’apparition de ces nids. Et ils ont raison : non traités, ces cocons représentent un véritable danger.
C’est pourquoi nous vous proposons aujourd’hui un guide complet pour comprendre l’origine de ce nuisible, identifier ses dangers et découvrir les solutions professionnelles pour protéger durablement votre propriété.

L’origine de la chenille processionnaire :
La chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa) est originaire du sud de l’Europe, d’Afrique du Nord et du Proche-Orient. Pendant des siècles, elle a prospéré dans ces régions chaudes et sèches.
Mais à partir des années 1970, le réchauffement climatique a bouleversé la donne. Son habitat d’origine devenu trop chaud, l’espèce a progressivement migré vers des zones plus tempérées, notamment la région méditerranéenne française.
Aujourd’hui, avec l’accélération du réchauffement climatique, les régions du centre et du nord de la France, autrefois trop fraîches pour cette espèce, deviennent à leur tour des territoires propices à leurs installation. On observe désormais des nids de chenilles processionnaires jusqu’en Ile-de-France et en Normandie, alors qu’elles étaient auparavant essentiellement limitées au sud du pays.
Le cycle de vie de la chenille processionnaire :
Comprendre le cycle de développement de la chenille processionnaire, c’est savoir anticiper les périodes à risques et intervenir au bon moment.
Etape 1 : De juin à septembre – L’envol des papillons
Tout commence à la mi-juin, lorsque les papillons adultes sortent du sol où ils ont passés plusieurs mois en chrysalide. Ces papillons nocturne, appelé Thaumétopées, effectuent des vols de reproduction pour s’accoupler.
Le mâle meurt quelques jours après l’accouplement. La femelle quant à elle, part en quête d’un pin pour y déposer ses oeufs sur les aiguilles d’un pin.
Une femelle peut pondre jusqu’à 300 oeufs, c’est pourquoi une infestation peut rapidement devenir massive.
Etape 2 : De juillet à août – L’éclosion des oeufs
Environ 30 à 45 jours après la ponte, les oeufs éclosent et donnent naissance à de petites chenilles. Celle-ci tissent alors collectivement un abri en soie : c’est le début de la nidification, phénomène que l’on peut généralement observer à l’automne.
Etape 3 : De septembre à février – Le développement
Les chenilles passent l’hiver dans leur nid de soie, qui leur sert de protection contre le froid. C’est durant cette période que les chenilles développent leurs poils urticants.
Etape 4 : Mars – La procession du sol
Au mois de mars, lorsque les températures remontent, les chenilles quittent leur nid pour descendre du pin en fil indienne : c’est la fameuse procession. L’objectif étant d’atteindre un endroit bien ensoleillé au pied de l’arbre pour s’enfouir dans le sol.
Etape 5 : La transformation en papillon
Après plusieurs mois sous terre, la chrysalide se transforme en papillon adulte, qui sort du sol à la mi-juin pour recommencer le cycle.
Et ainsi de suite, année après année, tant que les conditions climatiques et la présence de pins le permettent.



Maintenant que nous avons présenté le cycle de vie des chenilles processionnaires, nous allons maintenant vous expliquer pourquoi cette espèce représente un véritable danger.
Un réel danger pour votre famille, vos animaux et vos arbres :
Quatre centimètres, c’est la longueur moyenne d’une chenille processionnaire. Pourtant, sa taille ne reflète en rien la menace qu’elle représente. Chaque chenille porte sur son corps jusqu’a 1 million de poils microscopiques urticants, contenant une toxine puissante : la thaumétopoéine.
Les différents dangers :
- Pour l’homme : démangeaisons, rougeurs, gonflements, brulures cutanées, réactions allergiques sévères et conjonctivites.
- Pour nos compagnons à quatre pattes : hypersalivation, gonflement de la langue, nécrose buccales. Il est important d’agir très rapidement dès les premiers signes, car le pronostic vitale de votre animal peut être engagé.
- Sur l’environnement : chutes des épines, affaiblissement et réduction de la croissance des arbres. Les arbres sont aussi plus vulnérables aux autres maladies.
Comment éradiquer les chenilles processionnaires de votre jardin ?
Solutions et conseils d’expert
Vous venez de repérer ces nids blancs soyeux dans vos pins ? Votre premier réflexe : agir. Et vous avez raison !
Mais votre deuxième réflexe, couper la branche et détruire le nid de vous même, pourrait vous mettre en danger. Exposition directe aux poils urticants, dispersion des poils dans l’air, risque de chute de hauteur pour arriver à couper cette branche difficile d’accès, … La liste des risques est longue.
Heureusement, il existe une alternative plus sûre et tout aussi efficace : les pièges.
Une méthode passive qui travaillent pour vous, sans vous exposer aux dangers.
Collier de piégeage : une solution ingénieuse et respectueuse de l’environnement
Comment fonctionne ce dispositif ?
Ce type de piège s’installe début mars, juste avant la période de descente des chenilles processionnaires.
Différentes tailles de piège sont vendus sur le marché, il est important de choisir la bonne taille selon le diamètre de votre tronc.
Il vous suffit ensuite de placer le piège autour du tronc, celui-ci se resserre grâce à un système d’ajustement intégré : en quelques minutes, le piège est en place et prêt à remplir son rôle.
Le principe est malin et efficace : les chenilles qui entament leurs descente, vont rencontrer un obstacle infranchissable pendant leur ascensions, une collerette en plastique qui forme un « cercle » autour du tronc. Bloquées dans cette collerette, elles tombent ensuite dans un sac de collecte hermétique, où elles restent piégées, sans pouvoir nuire à votre famille et vos animaux.
A quel moment faut il retirer le piège ?
Une fois la période de procession terminée, début du mois de juin.

Que faire du sac de collecte rempli de chenilles ?
La question nous est fréquemment posée. Dans un premier temps il est très important de fermer hermétiquement le sac de collecte dès que vous avez détacher le piège de votre tronc, pour éviter toute dispersion de poils, qui on le rappel même si les chenilles sont mortes, leurs poils restent toujours urticants.
Une fois le sac fermé hermétiquement, vous pouvez déposer celui-ci directement dans une poubelle de déchet ménager ou auprès de votre déchèterie. Vous pouvez également vous rapprocher de votre Mairie, les mairies de France ont de plus en plus de système de collecte de chenilles processionnaires.
A noter également : ce piège est à usage unique. En cas de nouvelle infestation l’année suivante, il sera nécessaire d’en acquérir un nouveau.

Le piège à phéromones : éco-piège préventif, contre la prolifération :
Comment fonctionne ce piège ?
Le principe du piège à phéromones repose sur une ruse biologique, il s’agit d’un leurre olfactif qui trompe la nature pour mieux la protéger. Le dispositif diffuse des phéromones qui imitent parfaitement celles émises par les femmes papillons. Ces molécules se dispersent dans l’air, portées par le vent, attirant ainsi les mâles en quête de reproduction.
Attirés, les mâles pénètrent dans le piège d’où ils ne peuvent plus sortir. Sans mâles disponibles pour la fécondation, les femmes ne peuvent plus pondre. Vous limiter donc le risque d’avoir des chenilles processionnaires le printemps suivant dans votre jardin, sans aucun traitement chimique et sans impact sur les autres insectes pollinisateurs.
Comment l’installer ?
Contrairement au collier de piégeage que certains particuliers peuvent installer eux-mêmes au niveau du tronc, le piège à phéromones exige une expertise technique et des moyens professionnels que seuls les paysagistes spécialisés peuvent déployer en tout sécurité.
Pour une efficacité optimale, le piège doit être installé à plusieurs mètres de hauteur dans la couronne du pin, pour que les phéromones se dispersent mieux et couvrent une superficie maximale.
Attention cependant, car installer un dispositif à huit ou dix mètres de hauteur dans un pin mature ne s’improvise pas. Il faut du matériel adéquate pour poser ce type de piège en toute sécurité. Nos équipes de Nature & Prestige interviennent très souvent avec des nacelles élévatrices adaptées.
Quand l’installer ?
Idéalement à la fin juin, lorsque les chenilles processionnaires se sont déjà toute enfouies dans le sol pour entamer leur transformation en papillon.
Le dispositif doit ensuite être retiré début octobre, date a laquelle la période de reproduction est terminé.
Vous souhaitez vous faire accompagner pour traiter efficacement les chenilles processionnaires dans votre jardin ?
Depuis plus de vingt-cinq ans, nos équipes de paysagiste basées à Venelles, sont habilitées à intervenir pour ce type de traitement. Nous réalisons régulièrement ce type de prestation afin de sécuriser les jardins de nos clients.
Faire intervenir un professionnelle du secteur, c’est vous garantir de la sérénité et de la tranquillité. Vos enfants pourront ainsi retrouver le plaisir de jouer librement sous vos arbres et vos animaux de compagnie pourront profiter pleinement de votre jardin en tout sécurité, sans votre surveillance.
Vous souhaitez bénéficier de notre accompagnement pour lutter contre ces nuisibles ?
N’hésitez pas à nous contacter. Nous serons ravis de vous conseiller de vous accompagner dans la sécurisation de votre jardin ou de votre résidence.